Neo-Geo AES
11/02/2010 14:10 par nopain-nogame
La Neo-Geo, appelée aussi NeoGeo Advanced Entertainment System, est une console de jeu vidéo sortie en 1990 à la location et en 1991 à la vente, conçue par la société japonaise SNK et qui a la particularité d'être techniquement identique au système d'arcade Neo-Geo MVS avec lequel elle partage une ludothèque commune. La console est connue pour sa ludothèque de jeu d'arcade 2D de qualité dont une grande partie de jeux de combat, pour son prix très élevé et par sa très longue longévité. La console Neo-Geo sort au Japon le 26 avril 1990, le même jour que le système d'arcade Neo-Geo MVS, au prix très élevé de 58.000 yens (435 €). En revanche aucun jeu n'était vendu, il fallait obligatoirement les louer1. Au départ, quatre jeux sont disponibles à la location : NAM-1975, MahJong Kyoretsuden, Baseball Stars Professional et Magician Lord2, des jeux disponibles au même moment dans les salles d'arcade au format Neo-Geo MVS pour bornes d'arcade. Techniquement, ces jeux pour la console Neo-Geo sont exactement les mêmes que leurs versions arcade. Le marketing de SNK pour sa console Neo-Geo s'appuie d'ailleurs sur cet argument avec comme slogan 「凄いゲームを連れて帰ろう」 (Sugoi gëmu o tsurete kaerö?) qu'on peut traduire par "Ramenons de super jeux à la maison". Les jeux pour la console Neo-Geo sont disponibles uniquement à la location jusqu'au 1er juillet 1991, date à laquelle SNK ressort sa console dans un nouvel emballage au prix revu à 48.000 yens (360 €), et avec un line-up composé de 17 jeux disponibles à l'achat : 11 jeux déjà sorti en location en boite carton et qui sont ré-édités dans des boites en plastique et 6 jeux qui n'avaient pas jusqu'à présent été sorti sur la console : Minasan no Okagesama Desu, Sengoku, Alpha Mission II, Blue's Journey, King of the Monsters et Ghost Pilots. Contrairement aux 11 autres jeux ré-édités dans des boitiers en plastique, ces six jeux sont édités dans des boites en carton. L'un des six sera ré-édité plus tard en boiter plastique (Minasan no Okagesama Desu!), mais cinq d'entre eux ne sortiront qu'en boite en carton. Jusqu'à présent les jeux sur la console sortaient au même moment que les versions arcade, mais dorénavant les versions consoles sortent environ trois mois après les sorties dans les salles d'arcade. Le jeu Burning Fight sort le 20 mai 1991 en arcade, et le 9 août 1991 sur console Neo-Geo3.
Pour rivaliser avec la populaire Nintendo Entertainment System / Famicom, NEC lance la PC-Engine en 1987, et Sega suit avec sa Megadrive en 1988. Les deux systèmes offrent des graphismes améliorés, ainsi qu'un son dépassant la 8-bit de Nintendo. Cependant, la NES continue de dominer le marché des jeux vidéo pendant quelques années avant que la console de Sega soit enfin couronnée de succès1. Voyant sa domination sur le marché chuter, Nintendo est contraint un peu précipitamment de créer une nouvelle console pouvant rivaliser avec ses concurrentes2. Conçu par Masayuki Uemura, le concepteur de la Famicom originale, la Super Famicom sort le mercredi 21 novembre 1990 pour un prix de 25 000 ¥, soit 210 euros (1380 francs de l'époque). C'est un succès immédiat ; la livraison initiale de 300 000 unités est vendue en quelques heures et le dérangement occasionné conduit le gouvernement japonais à demander aux fabricants de consoles de jeux vidéo de prévoir, à l'avenir, de sortir leurs consoles en fin de semaine3. La sortie occasionne également un regain d'intérêt auprès des Yakuzas, amenant à la décision de convoyer les appareils de nuit pour éviter les vols4. Rapidement, la Super Famicom se vend mieux que ses rivales et Nintendo se réaffirme comme le leader sur le marché japonais des consoles5. Le succès de Nintendo est en partie dû au soutien de la plupart des développeurs tiers principaux de son précédent système, comprenant Capcom, Konami, Tecmo, Square, Koei et Enix6. En août 1991, Nintendo sort, en Amérique du Nord, la Super Nintendo Entertainment System ou Super NES, une version redessinée de la Super Famicom, pour le prix de 199 $ US. La Super Nintendo, quant à elle, sort en Europe en avril 1992. Cette version de la console utilise le même design que la Super Famicom japonaise. La NES et la SNES sont vendues au Brésil en 1993 par Playtronic, une coentreprise entre l'entreprise de jouet Estrela et Gradiente7. La Super Nintendo et la Super Famicom ne disposent au départ que de quelques jeux. Au Japon, seulement 2 jeux sont disponible au lancement : Super Mario World et F-Zero8. En Amérique du Nord, Super Mario World est vendu avec la console et les autres titres disponibles sont F-Zero, Pilotwings (qui démontre les capacité de rendu simili 3-D du "Mode 7" de la console), SimCity et Gradius III9. En Europe, outre Super Mario World vendu une fois de plus avec la console, les autres titres disponibles sont F-Zero, Super R-Type, Super Soccer et Super Tennis.
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Au moment du lancement de la Megadrive en 1988 et 1989, Nintendo détient avec la NES 92 % du marché japonais et 95 % du marché nord-américain des consoles de jeu vidéo. Le précédent modèle de Sega, la Master System, avait été boudé dans les salons japonais et américains1. Fort de sa riche expérience en salles d'arcade et prenant de court Big N sur le marché des 16-bit, Sega parvient à positionner la Megadrive aux États-Unis et en Europe, balayant au passage la PC Engine1. Bien que distancée au final par la Super Nintendo, la console s'est écoulé à 39,70 millionscn 1 d'exemplaires dans le monde1. C'est le succès le plus important de Sega sur le marché des consoles. La Megadrive a été distribuée au Japon à partir du 29 octobre 1988 pour le prix de ¥21 000. Elle est sortie aux États-Unis le 14 août 1989 dans les villes de New York et Los Angeles, puis à partir du 15 septembre de la même année dans tout le pays avec une manette et le jeu Altered Beast inclus, pour un prix de vente de 190$. Elle arrive en Europe 25 mois après la sortie japonaise, le 30 novembre 1990, au prix de £190 au Royaume-Uni. Contrairement au Japon où la Megadrive peine à s'imposer, l'Europe est bien plus accueillante pour Sega. La Master System y est déjà très bien implantée, mais surtout Nintendo ayant toujours méprisé ce continent, la concurrence de la NES est ici bien moins forte. Contrairement à son rival, Sega applique à ses débuts une politique très tolérante sur l'importation et les joueurs européens peuvent très facilement jouer en avant-première à des jeux sortis exclusivement aux États-Unis, la Megadrive n'incorporant aucune protection territoriale